Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je souhaite vous offrir 2 traductions de poèmes d’un de mes poètes vietnamiens préférés, Hàn Mặc Tử, dont j’ai eu l’occasion de présenter sur ma page facebook la semaine dernière. La lune est un élément qui apparait très souvent dans ses oeuvres, comme s’il y a une attirance surnaturelle entre lui et cette astre argentée.
Quoi qu’il en soit, j’espère que les traductions vous plairont. Elles seront accompagnées de photos issues d’une séance inoubliable avec Gilbert Pecqueur.

Fantaisie

Tout juste grandie, la lune est déjà timide
Elle sens bon comme l’histoire d’amour des moinesses
Le vent ivre pleureur dans la lumière
Les fleurs et moi en sont émus

Pendant que la magie enveloppe la nuit
Il y a quelque chose qui tombe au milieu du silence
Il tombe depuis le haut de l’éther
Et le léger son résonne dans le cœur.

L’âme des fleurs et moi restent silencieux
Nous échangeons nos tendresses
Afin de de réchauffer nos rêveries
Afin que le ciel ne tressaille pas.

Depuis le début de la nuit jusqu’à 4 heure
Je vois la lune se transforme
Comme de la fumée du pays des rêves
Chaque minute passe, plus de poésie.

La lumière de la lune est tellement mince que
Elle n’arrive pas à cacher la pâleur du lac
Ni la tristesse des saules
Ni les supplications du néant.

L’atmosphère est épais de Lune
Je suis Lune et tu es aussi Lune
Chaque image, chaque vision est de plus en plus moqueur
Tu es tellement loin de moi! M’entends-tu?

Ivre de Lune

Je crache mon âme par ma bouche
Pourqu’elle vole minauder avec les cieux
Là haut, il y a quelqu’un
Entrain de laver la soie dans la voie lactée
L’eau devient Lune, Lune devient l’eau
La soie est imprégnée du parfume de la Lune
Le corps de Lune, habit de Lune
Uniquement les joues sont vermeilles
Attends, je fais une accolade à la Lune
Je rêve de Lune, je ramasse la Lune tombée
La Lune est empêtré dans les branches, dans les cheveux,
Mademoiselle, restez tranquille, je décroche la Lune de vos cheveux
Puis vous pouvez partir. Lentement, vous partez…
La Lune se fond et devient écumes, comment je peux encore t’aimer?
Ce soir, la Lune est partout
Jeter les sanglots sur ton prochain mariage
Ivre! Ivre à en stupéfier tout un ciel de poésie
Le vent hurle là haut, la Lune tombe à la renverse
Éclatant en de milliers de flaques d’or
J’étais allongé dans la flaque de Lune cette nuit là
Au matin, dans la folie, je vomis du sang.

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